RÉPARER PLUS QUE RÉPLIQUER : LES IMPRIMANTES 3D, DES MACHINES OPÉRABLES

Bosqué, C. (décembre 2016) « Réparer plus que répliquer. Les imprimantes 3D, des machines opérables », revue Techniques & Cultures, no 65-66, Réparer le monde, Excès, restes et innovation, pp. 220-235.

L’objectif de cet article est de proposer une description critique des usages et des discours qui accompagnent le développement de l’impression 3D, en se concentrant sur certaines situations techniques qui présentent divers degrés d’émancipation et d’engagement. L’étude de cette technologie emblématique du mouvement maker et hacker révèle deux attitudes antagonistes dans les manières de faire avec ces machines : l’une tient à la production fascinée (par réplication) d’objets impensés et informés, et l’autre à une conduite plus réflexive d’ajustement de ces machines elles-mêmes. Afin de poursuivre sur cette voie, un dernier moment de cet article s’attarde sur l’étude d’un cas concret, le projet OpenStructures. La question des restes en tant que « revers de la production » se présente ici par une réutilisation et une requalification essentielles, qui déterminent une grammaire fondamentale pour la mise en forme d’objets nouveaux. Dans le sillon des valeurs du mouvement maker, le projet OpenStructures est emblématique d’une pratique « ouverte » du design et de la conception d’objets, qui engage des dimensions pratiques, économiques et symboliques qui restent à discuter.

Texte téléchargeable ici : Réparer plus que répliquer.pdf