WE OWE IT ALL TO THE HIPPIES

  • Bosqué, C. (2014) « We Owe It All to the Hippies » in E. Chardronnet (dir) Artisans numériques, Paris, Éditions HYX, pp. 11-27.

    Ce texte est une brève histoire de la contre-culture américaine, des premières communautés virtuelles et des hackers. La figure de Stewart Brand et le Whole Earth Catalog servent de fil rouge, depuis les communautés « back to the land » au début du XXe siècle jusqu’au « road show » conduit par Stewart Brand et sa compagne Lois Brand sur les routes du Nouveau-Mexique et du Colorado, dans les années 1970. Ils apportaient dans leur pick-up des livres, des moteurs, des machines et proposaient des inscriptions pour des magazines dans de nombreuses communes retirées. Mon texte s’arrête ensuite sur les premiers hackers du MIT dans les années 1960 et sur les hackers de la Bay Area de San Francisco (dont Steve Jobs et Steve Wozniak), pour aller jusqu’à la naissance du WELL (Whole earth ‘Lectronic Link), en 1985, sorte de communauté virtuelle avant l’heure. La dernière partie de mon texte présente la naissance au MIT du Media Lab avec Nicholas Negroponte, quelques années plus tard. Le Center for Bits and Atoms, où le projet des FabLabs voit le jour dans les années 1990, est une excroissance du Media Lab. En me penchant sur les différentes étapes de cette histoire de la contre-culture américaine, je pose l’hypothèse d’une généalogie compliquée : certaines communautés hackers critiquent la trajectoire suivie par Steve Jobs et Steve Wozniak et expriment aujourd’hui une grande méfiance à l’égard du mouvement très charté des FabLabs, ou de l’éventuelle « récupération » des valeurs initiales du mouvement.

Texte en ligne ici : http://www.editions-hyx.com/sites/default/files/artisans_numeriques_hyx-access.pdf